La forêt

Au dessus d'un cimetière aux tombes grises

Tombent les feuilles aux couleurs mortes 

Tandis que dégringolent au gré de la brise 

Des lambeaux de vie et d'espoir que l'on avorté

 

Le vent chante se sinistre mélodie, 

Soufflant les flammes de bougies heureuses 

Pendant que pleurent doucement à l'agonie

Les branches frêles de la sylve silencieuse 

 

Ne craint follement les feuilles qui tombent

Celui dont les pensées

Résonnent la nuit durant dans les catacombes 

 

Les plaintes de la forêt qui se meurt,

Seuls l'entendent ceux qui de la vie ont peur 

Et qui cherchent le sens à toute heure 

 

Du ballet de la chute des ombres brunes 

De la pâle froideur de la lune 

 

Alors sous le lierre et les ronces

On peut entendre un murmure, une sinistre réponse;

 

"Les morts ne parlent pas"

 

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